Désenclavement physique

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Désenclavement physique

Pour le désenclavement physique des zones frontalières, le PUMA met en avant les spécificités de chaque terroir. Si pour certaines zones, les routes bitumées au niveau départemental qui relient les zones au réseau national et les pistes rurales qui assurent le désenclavement interne sont les instruments privilégiés, pour d’autres notamment les iles et les villages situés le long des cours d’eau de la Gambie et  du Fleuve Sénégal,  la priorité est accordée aux infrastructures et équipements fluvio-maritimes

Pistes rurale et routes bitumées

L’atteinte des objectifs de désenclavement physique des zones et axes frontaliers du Sénégal passera par la construction / réhabilitation de pistes rurales et de routes bitumées avec des ouvrages d’art et d’assainissement qui répondent aux normes de gestion environnementales et sociales. Il s’agira ainsi pour le PUMA de construire / réhabiliter un linéaire de 2 952 kms de pistes et 769 km de routes à bitumer incluant tous les ouvrages d'art et d'assainissement ainsi que les mesures de mitigation environnementale.

Le choix des itinéraires et la réalisation de ces pistes est fait sur la base des critères suivants : (i) les pistes retenues font partie du réseau identifié par les collectivités locales et les acteurs de développement local ; (ii) elles desservent les principales concentrations humaines, les zones de production et de commercialisation ; (iii) elles ont une possibilité d’intégration par rapport au réseau routier existant avec notamment l’impact sur la valeur de l’indice routier et des autres indices (santé, commerce, eau, école) des zones concernées; et (iv) elles sont complémentaires avec des programmes routiers intervenant dans la zone en collaboration avec le Ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement (MITTD) notamment via son Programme National de Construction de Pistes Rurales.

 Infrastructures et équipements fluvio maritimes

Les zones frontalières, sont en général traversées par des cours d’eaux (fleuve Casamance, Sine Saloum, Baobolong, etc..) ou séparées des autres pays par une frontière naturelle comme les fleuves Sénégal et Gambie, qui les confinent dans une situation d’enclavement préjudiciable au  développement socioéconomique. Pour lever ces contraintes, les populations ont exprimé le besoin de disposer d’ouvrages de franchissement et d’équipements de transport fluvial ou maritime permettant ainsi de  faciliter la circulation des populations et des biens.

Ainsi, il est prévu la construction/réhabilitation de plus de 7 débarcadères, la dotation de 3 bacs et 1 mini bac motorisés et 6 bateaux – taxi.

La mise en œuvre des infrastructures se fera de manière participative avec l’ensemble des acteurs territoriaux pour une meilleure appropriation des investissements. En sus, Le PUMA nouera des conventions de partenariat avec la Direction des Routes, le Ministère de l’Economie Maritime et le COSEC pour mettre en œuvre les réalisations prévues. L’ONFP et le CFP/TP assureront les formations des acteurs locaux sur la gestion, l’entretien et la maintenance des équipements/ ouvrages.