Promotion économique

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Promotion économique

 Cette Cellule qui s’inscrit dans l’axe 1 du PSE vise à accroître les possibilités d’accès aux opportunités économiques et au crédit notamment en faveur des populations les plus pauvres et groupes vulnérables des zones ciblées par le PUMA. A travers ces trois volets, les activités porteront sur le financement (i) du développement économique local notamment la mise en place d’infrastructures marchandes et de promotion économique; (ii) d’activités génératrices de revenus ; (iii) de l’appui à l’identification de filières et créneaux porteurs; (iv) du renforcement des capacités des femmes et des jeunes pour le développement de l’entreprenariat rural.

Volet 1 : Promotion des jeunes et appui à l’autonomisation de femmes 

Son objectif est de contribuer à la réduction de l’exode rural et l’émigration au niveau des axes et territoires frontaliers par d’une part le développement de cadre d’épanouissement (culturel sportif et professionnel) pour les jeunes et d’autre part l’appui à l’autonomisation socio–économique des femmes

Le PUMA a prévu deux types d’interventions pour faciliter la promotion des jeunes et l’autonomisation des femmes.

Le premier type concerne la mise à la disposition d’infrastructures collectives d’épanouissement et de formation des jeunes et des femmes.

Le second type concerne la mise à disposition d’infrastructures de production

La stratégie d’accompagnement et de renforcement des capacités sera sous tendue par le triptyque formation, appui conseil et facilitation de l’accès aux financements. Elle cible d’une part les jeunes et les femmes et d’autre part les organisations communautaires de base (OCB).

L’une des conditions d’un développement durable qui contribue à la réduction de la pauvreté est que les bénéficiaires se structurent et, à travers leurs organisations, qu’ils soient des partenaires effectifs, capables de faire entendre leurs voix dans les instances de prise de décision et de fournir à leurs membres les services qui leur permettront d’améliorer leur production et de pérenniser les actions entreprises.

En partenariat avec les collectivités locales, les ARD et les structures spécialisés telles que l’ONFP, l’ITA, le 3 FPT, le PUMA renforcera les capacités des OP, CG, des jeunes et des femmes en entrepreneuriat, en gestion, entretien et maintenance des ouvrages / équipements et sur des modules spécifiques.

Pour faciliter l’accès au financement aux populations des territoires et axes frontaliers, le PUMA envisage à terme la création d’un fonds commun spécial pour les zones frontalières. Ce fonds sera alimenté par d’une part les entreprises évoluant dans la zone dans le cadre de la RSE et d’autre part par tous les autres fonds initiés par l’Etat pour faciliter l’accès au financement aux couches les plus vulnérables (Fonds d’impulsion de la micro finance, ANPEJ, FONGIP, etc.).

 Volet 2 : Développement des infrastructures et équipements de soutien à la promotion économique

 Cette sous composante vise la fourniture d’infrastructures et d’équipements de soutien aux activités de production et de services.

Volet 3 : Gestion de l’environnement 

Les objectifs visés à travers ce volet sont entre autres de (i) Réduire les potentiels impacts négatifs des travaux d’infrastructures, (ii) Contribuer à la restauration du couvert végétal et (iii) Promouvoir l’économie verte par l’introduction d’innovations technologiques.

 Volet 4 : Prise en compte du genre

Les inégalités basées sur le sexe sont une réalité au Sénégal et plus particulièrement dans le monde rural ou elles sont plus prononcées.

Le genre se définit comme la relation construite socialement entre les hommes/garçons et les femmes/filles qui se pratique et se diffère d’une communauté à une autre.  C’est la perception sociale de la relation construite et non biologique ce qui fait qu’elle peut résister aux changements parce que c’est ancré dans les sociétés.

Et, généralement, les communautés vivant dans le monde rural pratiquent des réalités sociales et culturelles qui limitent la participation de la femme et la jeune fille aux affaires communautaires.

Ce qui enfonce les inégalités genre et, par conséquence, crée la difficulté d’atteindre un développement intégré et durable car il y’a absence d’une partie qui est souvent laisser en rade et majoritairement se sont les femmes et les jeunes filles. Il faut noter que les mariages et grossesses précoces sont aussi des facteurs bloquants.

Partant de ce constat, le PUMA, compte aussi corriger ces inégalités avec la prise en compte de la dimension genre à tous les niveaux de la conception jusqu’à la réalisation des actions.  Pour cela, la cellule économie locale et développement durables est aussi chargée de veiller au respect de cette norme.

Il faut également noter que le genre dans le cadre du PUMA est transversale à toutes les composantes.  Au niveau de la composante infrastructures et désenclavement ; la prise en compte du genre est d’une importance capitale car la réalisation des pistes de désenclavement et infrastructures sociales de base profite à toute les populations mais plus particulièrement les femmes pour faciliter la commercialisation des produits et l’accès aux équipements sociaux de base.

Pour la composante développement durable la prise en compte du genre impératif dans la mesure ou beaucoup d’actions sont prévues pour renforcer l’autonomisation des femmes et améliorer leurs conditions de vie en développant des activités génératrices de revenus soutenues.  Mieux, il est prévu de promouvoir le leadership féminin et la participation de la femme dans la gestion des affaires communautaires pour un développement intégré et durable.

Pour la sécurité frontalière, le nouveau défi sécuritaire donne obligation d’impliquer les femmes et jeunes qui sont souvent sujettes aux manipulations et autres formes de coopération malsaine.  Dans les zones frontalières, les femmes et jeunes filles sont exposées aux tentations avec les mouvements transfrontaliers non règlementés.   Elles sont victimes du banditisme, de l’escroquerie, vol, viol et agression dans l’exercice des activités comme le commerce transfrontalier.  Ainsi, la sensibilisation est nécessaire à ce niveau pour les préparer à détecter les actes suspects et malintentionnés surtout à l’égard des femmes et jeunes filles.  Le volet humanitaire de cette composante (recasement, délivrance des actes d’état civil, ect…) contribue à renforcer la sécurité « morale » des populations surtout les femmes et jeunes très affectés par la vulnérabilité.

Concrètement, le PUMA vise un développement équitable et durable des zones frontalières.  Et, pour cela, le programme par une démarche participative invite les acteurs (élus locaux, autorités administratives, chefs religieux et coutumiers) à prendre en compte la dimension genre et de veiller à son application.

Le PUMA collabore avec les organisations en charge des questions du genre pour appuyer et matérialiser le plaidoyer des femmes. A cet effet, l’ONU FEMMES est déjà contactée aux fins d’un partenariat.