Saint-Louis

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La Région de Saint-Louis est l’une des 14 régions du Sénégal. Située au nord du pays, elle a pour chef-lieu Saint-Louis La région est composée depuis le découpage opéré en 2002, des départements de Dagana, Podor et Saint-Louis. Sa population totale est de près d’un million d’habitants et ses principales communes sont : Rosso Sénégal, Richard Toll, Dagana, Niandane, Podor et Golléré.
Elle occupe une place prépondérante dans les stratégies nationales de développement économique notamment le PUMA .Dans le cadre du PUMA la région de Saint-Louis bénéficiera d’un investissement évalué à 133 milliards de FCfa. Ces investissements s’expliquent par les activités économiques menées dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal qui disposent de nombreux aménagements hydro-agricoles.

La zone frontalière compte 124 localités pour une population de 418 296 habitants. Cette zone, dont la plupart de ses localités sont situées à plus d’une dizaine de kilomètres de la route nationale, souffre d’un enclavement et d’un déficit en infrastructures sociales de base. Il s’y ajoute la faible mise en valeur du potentiel agricole malgré la présence permanente de l’eau (fleuve Sénégal et ses défluents). Compte tenu de ces contraintes et du niveau de développement assez avancé des localités frontalières mauritaniennes, des pôles frontaliers ont été identifiés pour constituer des centres de développement de la zone frontalière sénégalaise capables de rivaliser avec leurs homologues mauritaniens. Il s’agit de Saint-Louis, Diama, Rosso Sénégal, Gaé, Tarédji, Démette, Cas Cas et Saldé. Ces pôles sont identifiés sur la base des critères suivants : la position stratégique par rapport aux fonctions administratives, économique et sécuritaire remplies, l’existence d’un vis-à-vis mauritanien, le niveau de développement de ces vis-à-vis, la capacité de polarisation et le potentiel économique.

Ainsi, des infrastructures sociales de base, des points de sécurité et des projets de création de richesses sont prévus dans chacun de ces pôles afin de rehausser leur niveau de développement pour diminuer leur dépendance par rapport aux localités mauritaniennes.

 

Source : Wikipedia

Pour la composante développement durable, avec un financement estimé à près de 116,2 milliards, le PUMA vise à travers la promotion économique l’aménagement des zones agricoles viabilisées et intégrées, l’aménagement des domaines agricoles et la pisciculture avec 87.09 milliards soit 74.92% du budget.

Dans le cadre de la protection de l’environnement et du maintien de l’écosystème, il est prévu des activités pour contrecarrer cette avancée spectaculaire du désert de Sahara, le maintien des sols cultivables et la lutte contre l’érosion côtière pour stopper la salinisation des sols pour une enveloppe de 11,9 milliards.

Pour améliorer l’accès à une éducation et aux soins de santé pour tous, un renforcement des cartes sanitaires et scolaires, le remplacement des abris provisoires, deux enveloppes de 7 milliards et de 6,6 milliards sont allouées respectivement à la santé et à l’éducation dans le but de faciliter l’accès aux services sociaux de base.

L’électrification (1,1milliards), l’hydraulique (2,3 milliards) et l’assainissement (40 millions) sont également prévus pour une harmonisation de l’ensemble des axes liés au développement durable.

Dans le cadre du désenclavement il est prévu 108,8 km linéaires de pistes et 42,12 km linéaires de routes pour faciliter la circulation et le déplacement pour un montant de 13,7 milliards. Pour un budget de près de 2,3 milliards, le transport fluvial et maritime sera renforcé compte tenu de l’importance du réseau hydrographique dans cette région.

Plus de 400 millions est affecté pour la couverture téléphonique et numérique mais également pour la couverture audiovisuelle dans le but de favoriser une connectivité en plus de celle physique. Ce qui fait que le désenclavement se retrouve avec 16,4 milliards de budget prévisionnel.

Pour la composante sécurité, il est prévu la construction et la réhabilitation d’infrastructures de sécurité terrestre (poste de police frontalier, de douane, de gendarmerie, poste forestier…), d’équipements pour la sécurité fluviomaritime avec la zone frontalière avec la Mauritanie.

Plusieurs réalisations sont en cours  :
  • Aménagement de 812m de canaux d’irrigation pour les PIV des GPF de Mboumba;
  • Appui aux dix-sept (17) projets en activités et projets communautaires de résilience dans les communes de Dodel, de Richaard-Toll, Golléré, Doumnga, Guédé chantier et Medina Ndiathbé;
  • Construction et équipement de cases des tout-petits et de six (6) salles de classes pour le renforcement de la capacité d’accueil du CEM de Boki, de l’école élémentaire de Bobori et du lycée de Dimatte (Doumnga lao, Fanaye);
  • Construction et équipement de forages à Barkédji (polarisant Barkédji Houdiabé, Barkédji Siwalbé et Thilly) dans la commune de Doumnga Lao et à Thiaxlé (commune de Guédé village) et de châteaux d’eau plus ouvrages d’accompagnement en cours;
  • Construction et équipement du poste de santé de Sinthiou Amadou Maryam (commune de Mbolo Birame) avec logement ICP et logement sage-femme;
  • Dotation de huit (8) ambulances médicalisées à Ndombo, Niasséne, Université Gaston Berger de Saint-Louis, Dara Haleybi, Doumnga Iao, Cascas, Médina Ndiatbé et Ndiayenne Pendao;
  • Dotation de tables bancs dans les établissements scolaires des communes de Boké Dialloubé, Dodel, Doumnga Iao, Fanaye, Gamadji Saré, Guédé village, Madina Ndiatbé, Mbolo Birane, Mery, Ndiayenne Pendao et Galoya ;
  • Dotation de trente-quatre (34) combinés moulins-décortiqueuses à mil et de décortiqueuses à riz paddy dans les communes de Doumnga lao, Médina Ndiathbé, Mery, Walaldé, Boké, Dialloubé et de vingt-huit (28) motopompes agricoles dans les communes de Richard-Toll, Dodel, Gamadji Saré, Fanaye et Mery;
  • Dotation de Trois (3) pirogues motorisées pour le desenclavement fluvial de Thioubalel (commune de Mery), Walaldé et Dounguel (Médina Ndiathbé);
  • Electrification en cours des localités de Wouro Bello, Aeroposte et Winderiery (commune de Doumnga lao);
  • Equipement et réparation de deux (2) forages existants à Sinthian Maboubé, Diama Alwaly;
  • Etude pour la protection des berges aux localités riveraines du fleuve contre l’érosion;
  • Etudes techniques, environnementales et sociales réalisées sur 88.81km de pistes dans les communes de Fanaye, Diama, Bokhol et Mery;
  • Formation (professionnelle et technique) de 201 bénéficiaires (femmes et jeunes) dans les domaines de la pisciculture, les métiers en BTP (électricité bâtiment et carrelage), l’embouche bovine, la gestion des entreprises, la santé, la comptabilité, le transport logistique, la restauration et l’infographie pour les jeunes du département de Podor;
  • Installation d’une unité de transformation d’aliments pour la pisciculture à Darto ;
  • Installation, équipement et fourniture de trente-deux (32) cages flottantes piscicoles plus aliments et suivi dans les communes de Médina Ndiathbé, Boké Dialloubé, Doumnga lao, Démette, Mery et Guedé chantier;
  • Lancement du projet de repeuplement des zones de pêche continentale du fleuve Sénégal;
  • Réhabilitation des logements des Sous-préfectures de Saldé et de Cas-cas
  • Renforcement en équipements de sept (7) services de sécurité et de services déconcentrés (Secteurs frontalier et forestier de Podor, Brigade Gendarmerie de Pété, Poste frontalier de Cas-cas, Poste frontalier de Démette, Gouvernance de Saint louis, Préfecture de Podor, Sous-préfecture de Saldé, Service régional d’appui au développement local);
  • Travaux d’aménagement de cent quatre-vingt et un (181.1) ha de périmètres maraichers à dans les communes de Doumnga lao, Mbolo, Walaldé et Mbolo Birane et installation de 15 km de clôtures grillagées de périmètres agricoles dans les communes de Dodel, de Ndiayene pendao et de Médina Niathbé;